Spectacle de danse africaine et exposition photographique, le samedi 23 juin au centre culturel d’Aalbeek

spectacle-danse-africaine Ange de feu

Le Samedi 23 juin à 19h30 Centre Culturel d’Aalbeke Spectacle de danse africaine par les élèves de Larissa Baila. Concert: Instinct Baroudeur Exposition collective : Babshka, Larissa Baila, AthaneAdrahane (Le peuple de tes fissures en collaboration avec Guillaume Sens Deterre) Continue reading

Marcel Moreau, un possédé des mots. Ouvrage collectif.

marcel-moreau

« Il est des profondeurs dans lesquelles la plupart des êtres n’osent
s’aventurer.
Ce sont les abîmes infernaux de notre vie instinctive,
cette descente dans nos cauchemars si essentielle à notre
« re-naissance » même. Le voyage mythologique du héros implique le grand
combat avec les démons. Marcel Moreau a engagé cette lutte. » Anaïs
Nin, Préface L’Ivre livre, 1973

Ouvrage collectif autour de l’écrivain Marcel Moreau 
avec des textes, lettres, dessins, peintures et photographies de :

Athane Adrahane, Pierre Alechinsky, Lydie Arickx, Patrick Bonté, Gaëlle Deguardia, Françoise Delmez, Viviane Desmet, Jean Guillou, Mélanie Hamm, Julien Hertz, Antoine Jobard, Jean-David Moreau, Marcel Moreau, Michel Onfray, Laurine Rousselet, Jean-François Spricigo, Jacques Sojcher, Patrick Tudoret, Christophe Van Rossom, Yves Robbe, Reinhoud, Vladimir Velickovic.

Marcel Moreau, un possédé des mots. Revue Ah, les éditions Cercle d’Art, 2012

Marcel Moreau, tambourinaire des abysses

Pour Marcel

L’écrivain Marcel Moreau fait des pulsions, des forces telluriques qui habitent  nos profondeurs, des « instincts éclairés». Cette métamorphose des fonds de corps s’opère par la puissance du langage chargée de doter d’un sens lumineux et créateur les sens obscurs de l’homme.  Incessantes solifluxions du corps verbal dans le corps charnel, du corps charnel dans le corps verbal. Tout ce qui loge dans la profondeur des corps se voit fécondé par la « puissance du langage », la « femme des abysses ». Le rythme d’une écriture ainsi alliée au corps, insuffle de tels mouvements à la pensée, qu’il propulse vers le haut, dans un jaillissement d’art, les gisements indansés de l’âme. Par la force des roulements du verbe, par son rythme généreux en sécrétions incandescentes, les coulées de corps ne dégénèrent pas en épaves sordides, mais écrivent au fil d’un amour-océan les lignes d’un continent-livre que fouettent de vivacité les respirations mêlées du sens et du non-sens, de l’esprit et de la matière. Les mots habités, creusés, caressés, fécondés, réanimés par la fougue du corps verbal, ouvrent l’être à des paysages de steppe dont les libres chevauchées mettent en échec les rétrécissements auxquels nous conditionne la pensée dominante dont le langage stéréotypé nous initie toujours plus à la chorégraphie du robot. Le corps se dote alors d’une autre santé car l’auscultation par la langue-torche sait faire jaillir des cavités interdites un dire de l’antre désormais guérisseur des destructions irrémédiables qui s’effectuent dans l’organisme. Les mots-râles, les mots à Continue reading

Entretien avec Véronique Bergen autour de Requiem pour le roi. Mémoire de Louis II de Bavière

Par Athane Adrahane (2011)

                  Véronique-Bergen-2011                    
©Athane Adrahane
                                                                                                                             
Véronique,

   Je viens de terminer « Requiem pour le roi ».
   Je voudrais t’écrire depuis ce point où tourbillonnent les âges, les sexes et les règnes, où s’étreignent les astres, les fleurs et les lacs.
   Je voudrais t’écrire depuis ce point où existe le mouvement d’aller retour incessant entre esprit et  matière, nature et pensée, noûs et phusis.
   En toute immanence.
   Je voudrais t’écrire depuis ce foyer de solitude, ce royaume de l’enfance où le pouvoir de l’imaginaire sait résister à la réal politique des adultes.
   Depuis le point que ton livre allume, je ne peux en cette nuit t’esquisser que quelques sentiments en éclair…

Saisie magnétiquement  par le devenir que tu extrais de l’histoire de ce roi sculpté dans une solitude de haute altitude. Sa délitescence. Son déchirement, dans le sens des strates qui bâtirent son être. Son effeuillage, par où sa flore s’expose au charme lunaire, à son cortège d’ombre favorisant d’autres enfantements. Et ce, que le magnétisme soit de cime ou d’abîme, porteur de marée de peur ou de ruissellement d’extase. Continue reading